Comme tu le sais, je suis une ancienne grande procrastinatrice de compétition. J’ai passé 5 ans de ma vie à tout remettre au lendemain, à dormir sur ma vie et à déprimer.

Durant cette période, je ne me rendais pas compte que mon comportement avait des conséquences vraiment importantes et que j’étais dans une situation d’auto-sabotage. J’étais donc là, en train de subir ma vie et me plaindre que rien n’allait correctement…

Peut-être que si j’avais pris le temps d’analyser TOUTES les conséquences négatives qu’avait cette habitude sur ma vie, j’aurais pu sortir de ce cercle vicieux beaucoup plus tôt et me serais épargnée la montagne de problèmes que j’ai dû gérer au fil des ans… 

Toujours est-il, aujourd’hui j’ai décidé de te parler de ce que m’ont coûté ces cinq années de procrastination intensive !

Installe-toi confortablement et allons-y !

 

Quand on est habituée à subir sa vie et à se laisser dépasser par les évènements, on ne se rend pas forcément compte des conséquences que cela peut engendrer à terme.  

Souvent, on voit bien qu’il y a des choses qui ne tournent pas rond mais tant qu’on ne sait pas réellement penchée sur la question, on ne prend pas forcément conscience du coût que tout cela peut représenter, au final.

En ce qui me concerne, il y a cinq ans, j’ai dû faire une sacrée introspection afin de comprendre ce que me coûtait réellement ma procrastination. Et sans surprise, l’addition était vraiment salée !

Pour te donner une idée, j’ai identifié trois conséquences vraiment significatives :

1. La perte d’un bon nombre de mes amis.

 

Pour rappel, j’ai commencé à procrastiner sérieusement juste après l’obtention de mon BTS. Durant cette période, j’étais vraiment bien entourée. J’avais des amis ambitieux, volontaires, dynamiques et j’adorais passer du temps avec eux. Puis au fur et à mesure, j’ai perdu ma détermination, mon ambition, ma joie de vivre et je suis devenue une fille chiante. 

Tu sais la fille qui se plaint tout le temps, qui ne voit le verre qu’à moitié vide, tout le temps et qui refuse de se bouger ?

Ben c’était moi.

J’étais devenue une petite garce égoïste et caractérielle et forcément, j’ai fini par obtenir ce que je méritais : perdre des personnes qui comptaient beaucoup pour moi.

C’est vraiment LA conséquence qui m’a le plus embêtée dans cette histoire car non seulement j’ai perdu des amis mais en plus de ça, j’ai perdu en crédibilité. En effet, j’étais tellement démotivée, déprimée et triste H24, que je n’arrivais pas à tenir les engagements que je prenais. De manière tout à fait logique, les gens ne me prenaient donc plus au sérieux…

 

Ce qui est fait est fait… mais si c’était à refaire, je ferais vraiment attention à soigner mes relations et à mieux traiter mes proches !

Passons maintenant à la conséquence suivante.

2. L’argent que j’ai perdu au fil des ans

 

Avec du recul, je constate à quel point le fait de faire l’autruche en matière de gestion de budget a ruiné mes finances personnelles…

J’ai fait trois catégories distinctes pour bien analyser la situation :

  • Les frais bancaires, rejets de prélèvements, agios…

En cinq ans de procrastination et de laisser aller dans mes finances, j’ai perdu près de 1700,00 € en frais bancaires et autres 😨. 

Tu te demandes comment c’est possible ? Eh bien je vais te l’expliquer !

A l’époque, j’avais un certain nombre de prélèvements qui passaient sur mon compte mais à des dates différentes. Une partie passait en début de mois, une autre en plein milieu et la dernière en fin de mois. Tu devineras que les prélèvements de début de mois passaient sans encombre puisque mon salaire tombait au même moment. Pour le reste, c’était déjà plus compliqué étant donné que j’étais déjà à sec le 8-10 du mois…

Et crois-le ou non mais je me retrouvais dans cette situation TOUS les mois !

Est-ce qu’il n’aurait pas été plus simple que je regroupe tous mes prélèvements à la même date pour m’éviter tout un tas de désagrément ? Bien sûr que si !

L’ai-je fait ? 

Pas du tout ! J’ai choisi de croire que ma situation allait s’arranger d’elle-même comme par magie et j’ai continué de payer des frais de rejets de prélèvements, agios et autres pendant plusieurs années.

  • Les impôts

Autre exemple flagrant de ma bêtise. Chaque année, on dispose exactement du même délai pour remplir sa déclaration d’impôts et la renvoyer n’est-ce pas ? Alors pourquoi ai-je réussi à envoyer les miennes hors délai, trois années de suite ? 

 

Je sèche sur cette question…

Tout ce que je sais c’est que j’ai dû payer un peu plus de 500,00 € de frais de majoration au total. Une honte !

 

  • Les prêts d’argent à l’entourage

Ça c’est quand-même un drôle de paradoxe : être fauchée comme les blés 80% du temps mais trouver le moyen de prêter de l’argent (que je n’avais pas !) à Pierre, Paul, Jacques.

 

Bref, je prêtais de l’argent à des personnes qui en avaient besoin, c’est cool ! Mais je ne récupérais pas mon argent 🤡.

Pourquoi ?

Tout simplement parce que : 

  1. J’avais la flemme de réclamer mon dû
  2. J’étais super gênée de devoir relancer pour obtenir mes sous
  3. A terme je finissais par oublier à qui j’avais prêté et surtout combien !

Au bas mot, j’ai dû perdre environ 5000,00 € dans ces opérations… !

Je suis à deux doigts de me mettre à pleurer derrière mon écran donc je propose que nous passions dès maintenant à la troisième et dernière conséquence importante.

3. Ma santé physique et mentale

 

Très sincèrement, je ne pensais pas que le fait de procrastiner de manière aussi importante et sur une période relativement longue aurait pu affecter ma santé à ce point. Et pourtant, le fait d’être apathique, déprimée et au bout de ma life plus souvent que rarement, m’a amenée à perdre en énergie et vitalité. Je suis devenue mollassonne à force d’être sédentaire et de faire des siestes à rallonge même quand je n’étais pas fatiguée. 

Il m’a fallu un bon nombre de mois pour retrouver mon tonus et une certaine vitalité !

Pour ce qui est de ma santé mentale, j’ai dépéri pendant de longs mois. J’ai perdu ma joie de vivre et oublié quels étaient mes centres d’intérêts. J’avais l’impression d’être une coquille vide et de ne pas avoir de but dans la vie. C’était un sentiment extrêmement déstabilisant et j’ai vraiment mal vécu cette période 😔.

Toujours est-il, je pense que j’ai malgré tout eu de la chance dans mon malheur puisque même en étant à terre, j’étais consciente du fait qu’avant de tomber dans la procrastination, j’avais une vie sympa et que j’étais dynamique et déterminée. Cette période que je traversais n’était qu’une passage et je savais qu’à un moment ou à un autre, j’allais me reprendre en main et redevenir celle que j’étais…

Et heureusement pour moi, c’est ce que j’ai fini par faire 🥳 !

Avant de terminer cette chronique, j’aimerais te donner un conseil que je trouve super important :

Si tu procrastines de manière importante et depuis un bon moment, je t’encourage à te poser et à te demander sincèrement (et à répondre de manière tout aussi sincère) quelles sont les conséquences et le coût de la procrastination sur ta vie. 

 

De cette manière, tu verras peut-être à quel point cette habitude de tout remettre au lendemain nuit à ta vie et tu seras encore plus motivée à t’en débarrasser définitivement !

D’ailleurs, si tu as besoin d’aide, des questions, suggestions sur le sujet, n’hésite pas à me le faire savoir en m’écrivant sur Instagram ou en laissant un commentaire ci-dessous 🤗.

A bientôt,

Audrey