Action ? Inaction ?

Bonjour à tous,

Avant de commencer à parler de l’un de mes sujets préférés, l’ACTION; je tiens à expliquer la raison pour laquelle l’image à la une de cet article est une paire de baskets (celle de ma sœur d’ailleurs). C’est très simple, quand j’ai un coup de mou je me répète la phrase suivante : « mets tes baskets et va courir. » En vrai, je ne vais absolument pas courir mais c’est une image qui me plaît et me motive. En conclusion, quand je me penche sur les questions d’action et inaction, je visualise toujours une paire de Nike…voici le pourquoi du comment !  

Passons maintenant aux choses sérieuses : selon vous, suis-je passée du statut de grande fainéante à celui d’hyperactive qui ne fait plus aucune sieste (mon ancienne passion) ? La réponse est…non !  Je suis une motivée active mais j’ai aussi des moments durant lesquels je ne fais RIEN et je le vis très bien ! Je trouve que c’est important d’en parler car on a l’impression que le repos ou l’inactivité ne sont pas admis quand on s’est fixé des objectifs et qu’on travaille pour les atteindre. J’en ai fait le constat dernièrement en discutant avec deux amies qui m’ont fait remarquer qu’elles aimaient ne rien faire et qu’elles aimaient ça.

La première conversation ressemblait à ça :

Elle : Mon petit plaisir c’est de ne rien faire. Je reste couchée devant la télé et je ne fais rien. Je ki-ffe.

Moi : Tu le vis bien ?

Elle : Complètement ! Mais quand je dis ça, les gens ne me comprennent pas, ils me disent que je perds mon temps etc.

Moi : Tant que tu ne culpabilises pas, c’est le principal !

La seconde conversation a eu lieu un samedi matin :

Elle : Je profite ce matin, petit-déjeuner devant la télé, ça fait du bien ! Je devrais faire ça plus souvent.

Moi : Tu as bien raison, détends-toi. Ne rien faire ça fait du bien de temps en temps !

Elle : Ah oui ! Mais j’aime trop ça, ne rien faire donc je me sens visée à chacun de tes post (instagram) !

Cette remarque m’a vraiment fait rire car je suis parfaitement à l’aise avec le fait que les gens n’aient pas envie de se bouger ou de s’activer. Et je suis également très à l’aise lorsque je choisis de me mettre en mode « pause » quand je sens que ma patience commence à atteindre sa limite et/ou que je n’arrive plus à réfléchir comme je le voudrais. Ces pauses interviennent généralement après 2-3 mois d’activités assez soutenues et durent environ 2 semaines. J’ai fini par comprendre que j’ai le droit de m’arrêter sans culpabiliser, avant d’arriver à un stade critique qui me fera prendre des décisions basées sur mon ressenti, mes émotions et ma fatigue plutôt que sur ma raison.

Travailler sur mes projets me demande un investissement assez important en termes de temps et d’énergie et j’ai mis un certain temps avant de comprendre que j’ai des limites ! En effet, prise dans l’excitation du projet, l’euphorie de faire de nouvelles choses, rencontrer de nouvelles personnes, j’étais persuadée que je pouvais tout mener de front, qu’il me suffirait de moins dormir, de sacrifier quelques loisirs et que tout irait bien. Jusqu’au jour où j’ai réalisé que je n’étais pas un robot, que j’avais tout à fait le droit de m’arrêter avant de complètement craquer ! J’ai appris à suivre mon rythme, celui qui me convient et me permet d’être efficace sur la durée. 

Conclusion : Nous avons tous un rythme qui nous est propre : certaines personnes sont capables de travailler 12 à 15h par jour et ce, 7/7j , d’autres ont la possibilité et/ou capacité de travailler 1 à 2h par jour quelques fois par mois… rien ne sert de se comparer à autrui et de culpabiliser, le tout est dans être en paix avec ses priorités, choix et objectifs. Très simple à dire et je me permettrai d’ajouter, à exécuter !

Je reste à la disposition de chacun pour répondre aux « et comment je fais si…alors que… » 😉.

A bientôt,

Audrey

Mon plan de faisabilité

Bonjour à tous,

La semaine dernière je vous parlais des 4 questions fondamentales que je me pose avant de me fixer un objectif. Aujourd’hui, je partage avec vous mon « plan de faisabilité » qui me permet de voir dans un premier temps, si mon projet est réalisable. Pour cela, j’analyse tous les moyens (humains, matériels et financiers) dont j’aurais besoin et dont je dispose ou pourrais disposer. Ce plan est indispensable pour moi car j’ai souvent PLEIN d’idées qui malheureusement, ne voient pas toutes le jour ! Je tiens à préciser que mon plan est valable pour tous types de projets, du plus banal au plus élaboré. Voici donc ces questions (et mes réponses tirées d’un exemple très concret, mon challenge 30 jours sans gluten) :

  • Combien de temps je me donne ?

Permet de poser un cadre et d’éviter de faire traîner le projet inutilement.

Réponse : 2 mois au total. 1 mois de recherches sur le gluten, les alternatives possibles et  recettes « faciles » + 1 mois de pratique.

  • Quelle est la cible visée ?  

Oriente le projet dans une direction bien précise et peut donner une motivation supplémentaire.

Réponse : mon estomac… Les rares fois où j’ai eu envie de craquer en me disant « c’est juste une gaufre, ce n’est pas grave », je me suis rappelée que j’avais envie vraiment de savoir si j’observais une différence au niveau de ma digestion.

  • De qui / de quoi ai-je besoin ?

Évite d’être pris au dépourvu et d’abandonner le projet faute de soutien ou moyens.

Réponse : J’ai fait le challenge avec une amie aussi déterminée que moi. J’ai également vidé mes placards de tous les produits contenant du gluten et les ai remplacé par d’autres n’en contenant pas.

  • Combien tout cela va me coûter ?

Avoir une estimation budgétaire est importante dans la mesure où cela peut déterminer la date de réalisation du projet. En effet, pour les projets nécessitant un budget conséquent, il va falloir se préparer financièrement afin de pouvoir assumer en cas d’aléas.

Réponse : Environ une cinquantaine d’euros de plus que mon panier habituel. Ce montant aurait pu être divisé par 2 mais je ne souhaitais pas me priver durant ce mois.

En conclusion, cet exemple du challenge sans gluten est très simple et pourtant, grâce à ce plan de faisabilité, j’ai réussi à atteindre mon objectif malgré le fait que j’ai trouvé ce mois très contraignant et difficile étant donné que 80% de mon alimentation se compose de produits contenants du gluten. Les deux points les plus importants du plan furent de qui/quoi ai-je besoin et quelle est la cible ? . En effet, je pense qu’il m’aurait été difficile de me lancer seule dans ce challenge ou pire encore, de le faire avec une personne pas très sérieuse et qui m’aurait abandonnée (oui, je parle d’abandon !) en cours de route. De plus, savoir que je le faisais dans un but bien précis m’a permis de tenir jusqu’au bout afin d’avoir des résultats !

J’espère que ce plan vous sera aussi utile qu’à moi !

À bientôt,

Audrey

Le jour où j’ai eu une idée à 10 000,00 $

Bonjour ma chère Motivée,

Je me présente, Audrey, ancienne Reine de la procrastination et de l’inaction !

Les choses étant posées, j’aimerais aborder un sujet que je trouve assez important : l’inaction ! Voici une petite anecdote pour illustrer mon propos.

Je me souviens d’une fin de journée, il y a environ 6 ans, où j’ai constaté avec un grand effroi que certaines personnes se conduisaient comme des sauvages dans les transports en communs parisiens. J’ai donc eu une superbe idée : lancer un mouvement d’application de certaines règles de civisme dans nos chers transports !

Exemples :

  1. Marcher correctement dans les couloirs : à droite quand on n’est pas pressé pour ne pas gêner ceux qui marchent plus rapidement.
  2. Dans le train/métro/tram/bus (tout ce que tu veux) : retirer son gros sac à dos pour ne pas importuner la personne derrière soi.
  3. Ne pas lire son livre de 1000 pages quand le train est blindé.

Enfin bref, je tenais une idée à 10 000,00 $ (c’est un ami qui utilisait cette expression et depuis je l’emploie à tout va), j’ai réfléchi à toutes les règles qui me venaient en tête, je suis rentrée chez moi et… j’ai posté un statut sur Facebook ! J’en ai beaucoup parlé autour de moi et c’est tout. Concrètement, je n’ai rien fait de plus, pas même édité une liste de mes fameuses règles, que dalle. J’avais pourtant obtenu des retours super positifs des personnes à qui j’en avais parlé mais à aucun moment je ne me suis mise en mode ACTION ! Alors, j’étais clairement motivée (plus à parler qu’à agir visiblement) mais niveau action, il ne se passait absolument RIEN. Dès que je commençais à réfléchir à la façon dont je pourrais procéder, je me rendais compte que ça me demanderait beaucoup de travail, je ne savais pas par où commencer, quoi faire, dans quel ordre. Donc pour solutionner le problème, j’ai choisi de ne rien faire ! 👏

Le pire dans tout ça, c’est que 2 ou 3 ans après, la RATP a lancé une compagne de ce genre… Je suis certaine d’être passée à côté de quelque chose parce que j’avais la FLEMME.

Conclusion : Mon amie Alex la Pertinente m’a fait comprendre que la motivation c’était cool mais que l’ACTION c’était encore mieux. Pourquoi ? Car la motivation n’est pas éternelle, à un moment ou à un autre elle finit par s’essouffler et quand la motivation n’est plus là, qu’est-ce qu’on fait ? Pas grand chose généralement.

En ce qui me concerne, j’aime combiner les deux et c’est la raison pour laquelle je me définie comme étant une MOTIVÉE ACTIVE 💪.

Aujourd’hui, je fais de mon mieux pour AGIR et faire en sorte de rester en mouvement car comme l’a dit Honoré de Balzac :  » Il est facile de s’asseoir et de prendre note, ce qui est difficile est se lever et passer à l’action.« 

Qu’en est-il de toi ? Es-tu toi aussi une motivée active ? Quelles sont tes clés de motivation ?

A bientôt,

Audrey