Ces dernières semaines, j’ai beaucoup parlé de mes accomplissements et des objectifs que j’avais réussi à atteindre avant la date butoir que je m’étais fixée. Si tu n’as pas suivi mes aventures, tu peux lire mon article “Mon secret pour atteindre mes objectifs” ou écouter les épisodes 20 et 21 de mon podcast.

Toujours est-il, je ne suis pas là que pour partager mes victoires ! Je tiens à parler de mes échecs et c’est précisément ce que je vais faire dans cette chronique !

Tu connais la chanson, installe-toi confortablement etc 😉.

Avant toute chose, laisse-moi te donner ma définition d’un échec. Je considère que j’ai échoué quand :

  • Je n’ai pas réussi à aller au bout d’un projet
  • Je n’ai pas atteint un objectif que je m’étais fixé
  • Je ne tiens pas un engagement pris (avec moi-même ou avec autrui)
  • Certaines de mes relations prennent fin

Chacune de ces situations, même si elle arrive pour une raison, me mine et me donne l’impression d’avoir vraiment raté quelque chose d’important dans ma vie. Ce n’est pas facile à vivre mais j’ai trouvé la parade pour vivre ces échecs au mieux :

La période de Déprime Autorisée

 

Chaque échec ou erreur importante que je commets me met dans un état de vulnérabilité et de questionnement conséquent. Il peut m’arriver de perdre le sommeil et l’appétit quand je suis vraiment affectée par une situation malencontreuse. Pour éviter de dépérir et de sombrer comme j’ai déjà pu le faire dans le passé (clique ici si tu ne sais pas de quoi je parle), j’ai trouvé une astuce !

Je m’accorde ce que j’appelle une période Déprime Autorisée. C’est-à-dire que je me donne le droit de me sentir mal, vivre mes émotions à fond, manger des kilos de chips (mon péché mignon) sans culpabiliser durant un certain temps (entre 2 et 7 jours habituellement) puis je remonte la pente !

Cette période de DA est absolument indispensable pour moi car elle me permet d’accuser réception de mes émotions, de les vivre et de ne pas m’accrocher à mon mal-être pendant trop longtemps. Le fait d’avoir cette petite période durant laquelle je peux me laisser aller sans culpabiliser m’aide à passer à autre chose beaucoup plus rapidement par la suite. Cela ne veut pas dire qu’une fois la DA terminée je ne pense plus à mon échec et je saute de joie comme un cabri ! C’est juste que je m’oblige à aller de l’avant et à reprendre le dessus. J’ai vécu ce que j’avais à vivre, ok, la vie continue !

 

 

Je passe à la deuxième étape !

Analyser les raisons pour lesquelles j’ai échoué/je me suis trompée.

 

Cette étape est devenue indispensable pour moi depuis quelques temps. Avant de prendre conscience du fait que les échecs ne sont pas des fardeaux ou des fatalités, je refusais de repenser à mes échecs pour plusieurs raisons :

  • Cela faisait mal à mon ego
  • Je me disais “ce qui appartient au passé reste dans le passé” (ce qui n’est pas une si mauvaise chose en soi)
  • Je ressentais de la honte en pensant au fait que j’avais échoué

Puis avec du recul, j’ai réalisé que chaque échec que j’avais pu essuyer avait joué un rôle important dans mon évolution ! Et c’est à ce moment-là que j’ai compris à quel point il était utile de faire une analyse précise de chaque échec ou erreur commise. Pour cela, je me pose les questions suivantes :

  • Qu’est-ce qui a conduit à cet échec ?
  • Quel a ou quelles ont été le.s conséquence.s ?
  • Comment aurais-je pu faire pour éviter cet échec ?
  • Que puis-je faire pour ne pas reproduire le.s même.s erreur.s
  • Quelle.s leçon.s en ai-je tiré ?

Le fait de faire cet exercice m’aide non seulement à relativiser mais également à documenter mon cheminement pour pouvoir aider d’autres personnes par la suite.

Ce qui nous amène d’ailleurs au dernier point que je souhaitais aborder dans cette chronique.

Comment surmonter ses échecs/erreurs

 

L’échec n’est pas forcément très bien vu et peut, à juste raison, faire vraiment peur !

Alors comment surmonter ce type d’épreuve ?

C’est une bonne question et je pense qu’il n’y a pas de réponse universelle qui puisse convenir à tout un chacun. En revanche, il y a certaines astuces que l’on peut mettre en pratique :

  1. Opter pour une vision pragmatique et se dire : “si tel événement s’est produit de telle manière, c’est que ça devait arriver !”
  2. Se répéter le célèbre dicton : “Ce qui ne te tue pas, te rend plus fort” (pour ma part, j’opte pour la version que dit mon père : ‘L’homme blessé n’est pas mort’)
  3. Se dire que chaque échec sert à paver ton chemin vers le succès/la réussite (selon ta propre définition bien entendu).
  4. Se dire que la leçon qu’on aura tiré de cet échec servira à d’autres personnes.

Si le sujet t’intéresse et que tu veux en savoir plus, je peux te suggérer de jeter un oeil au contenu ci-dessous :

« L’art d’échouer » d’Elizabeth Day (livre que j’ai lu en Mars dernier).

Voici un résumé pris sur le site Psychologies :

“L’autrice est journaliste, quadra et pleine d’allant. Voilà qu’un beau matin, elle se retrouve en train de se séparer, sans logement et sans enfants. Comment en est-elle arrivée là, elle qui voulait si fort « réussir sa vie » ? Le problème ne serait-il pas qu’il est impossible de décider de « réussir », qu’il ne s’agit pas d’une accumulation de volonté et de décisions ? Tout au contraire : une vie heureuse et épanouie procède davantage d’une cohérence intérieure qui n’a rien à voir avec une programmation, mais plutôt avec un chemin, une prise de conscience de ses propres échecs. Ils sont là, en effet, pour nous indiquer ce qu’il faudrait modifier, ce sur quoi nous devrions réfléchir. C’est cette aventure que raconte et analyse Elizabeth Day à travers sa propre vie. C’est drôle, triste, pétillant et intelligent.”

La vidéo « Comment transformer la peur d’échouer en confiance «  de la chaîne YouTube “La Brève du Manager – Clément Bergon”

 

La vidéo « Comment surmonter la peur de l’échec » de la chaîne YouTube « Sadhguru » 

Le mot de la fin c’est que…des fois j’échoue et je trouve ça cool (avec du recul 😜).

Tout n’est pas lisse, tout n’est pas linéaire et comme dirait ma mère :

“Quand il y a du bon, il faut le prendre. Quand il y a du moins bon, il faut le prendre aussi…”

A bientôt,

Audrey