Chroniques de Fainéante

Chronique # 2 : Et j’ai rêvé d’une villa…

Heyyy,

Première nuit à St Martin. Je m’endors rapidement, l’esprit léger mais me réveille à plusieurs reprises pour éteindre la clim que mon père rallume à chaque fois car il pense qu’elle s’éteint toute seule. Nous jouons à ce petit jeu toute la nuit avant de pouvoir en discuter le lendemain matin au réveil :

El padre : T’as bien dormi ?

Moi : Oui, mais il faisait un peu froid dans la chambre. J’ai éteint la clim par deux fois mais elle se rallumait !

El padre : Ah ! C’est toi qui l’éteignais ? Je pensais qu’elle s’arrêtait au bout d’un moment alors, je la remettais en route !

Fine équipe… 

Bien qu’il soit encore très tôt, environ 6h30, je décide de me préparer afin de pouvoir partir en exploration le plus vite possible. Je prends une douche chaude même si dehors il fait 1000°C, j’enfile une robe bustier cousue dans de la  broderie anglaise, je m’attache les cheveux à la va-vite et l’affaire est dans le sac. En attendant que mon binôme se prépare lui aussi, je m’installe sur la terrasse, un livre dans une main, mon portable dans l’autre et je ne fais RIEN. Je suis assise confortablement, j’observe le paysage et écoute les bruits de la nature.  Je ne le sais pas encore mais à cet instant précis, je suis en train de méditer. La petite séance de méditation improvisée est interrompue par mon père qui vient me demander si j’ai faim car lui « crève la dalle ».  Nous décidons donc d’aller voir ce que propose le restaurant de l’hôtel. Nous nous installons tranquillement et demandons la carte. Il est 7h30 et j’ai mon premier fou rire de la journée. Je vois mon père analyser les différents plats et manquer de faire une syncope à la vue des prix affichés. Il voit que je ris, ça l’encourage, il me sort donc : « 12,00 € pour une omelette et une demie-tomate…bravo ! Tu vois où ça nous mène tes goûts de luxe ? ». Je ris de plus belle et il se joint à moi. Nous finissions par commander un petit-déjeuner bien copieux et le savourons à notre rythme.

Le ventre plein, nous prenons un temps pour digérer tranquillement. Depuis la terrasse, j’observe les mornes sur lesquels se dressent de splendides villas. Je ne me lasse pas de la vue et me surprends à rêver, une fois de plus… Qu’est-ce que j’aimerais vivre ici dans une maison confortable avec une vue sur la mer…

Nous avons déjà passé une heure sur place et décidons de quitter l’hôtel pour aller découvrir l’île. Sauf que…nous n’avons pas de voiture ! Heureusement, le gentil chauffeur de taxi de la veille nous a laissé la carte de visite de son entreprise de location de véhicules. Nous l’appelons, réglons les détails et partons en vadrouille. Durant le trajet, je regarde cet environnement qui me susurre à l’oreille : « T’es-tu déjà sentie aussi bien ailleurs, ma chère ? ». Je réfléchis et me rends compte que je me sens vraiment bien ici. Le rêve se précise, je vois maintenant le quartier dans lequel j’aimerais vivre et le type de villa que je voudrais acheter. Rien d’extravagant, juste une maison ultra grande avec piscine et située en hauteur. Je me dis que j’ai carrément le droit de rêver alors j’attends que nous soyons posés sur une plage pour sortir mon portable et visiter un site de de vente de maisons à St Martin. Certaines sont plus qu’abordables, il y a même quelques appartements plutôt sympa ! Le rêve me paraît accessible…

Mes recherches terminées, j’ose exprimer mon rêve à mon père :

Moi : Je crois que je rêve d’avoir une maison ici, papa.

El padre : Pourquoi un « rêve » ? Tu vas prier, travailler et tu l’auras ta maison, si Dieu veut ! Ne te mets pas en tête que c’est un « rêve », dis-toi que tu vas y arriver et tu l’auras. »

Moi : Tu crois ?

El padre : Ben oui, qu’est-ce qui t’empêche de bosser pour obtenir ce que tu souhaites ? 

Moi : Rien…mais quel boulot je vais faire pour avoir suffisamment d’argent pour me payer une villa ici ?

El padre : Tu vas trouver ! Prie et travaille !

C’était il y a quatre ans et ces mots résonnent encore. Je nous vois assis dans la voiture près de la plage, je ressens l’air frais qui traverse la voiture et nous rafraîchit. Je me rappelle qu’à cet instant j’ai pensé : « c’est possible… » 

A bientôt,

Audrey

Commentaires

Isabelle
5 juin 2020 à 18:35

Merci de confirmer que tout est possible et qu’il est important d’être entoure de personnes qui nous laissent rêver 🙏🏽💪🏾
Oui tu l’auras ta villa et en plus, j’aime Saint Martin!!!



    L'histoire D'une Fainéante
    6 juin 2020 à 04:56

    Merci pour ton gentil commentaire !
    Effectivement, c’est important d’avoir des personnes qui non seulement nous laissent rêver mais croient en nous également !
    Et oui, je l’aurais ma villa 😍. Merci pour ton soutien ❤



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