Heyyy,

Durant ma désintox d’Insta  j’ai réappris à m’ancrer dans le monde réel. Je ne pensais pas dire ça un jour car d’après moi, je maîtrisais parfaitement le temps que je passais sur mon téléphone et j’étais tout sauf accro à ce petit objet que j’avais l’habitude d’appeler « l’extension de ma main » (à l’époque, je ne me rendais pas compte de la portée de mes propos)Je me montrais condescendante quand je voyais des articles prônant les detox digital et je me moquais des personnes qui avaient recours à des applications du style « Digital detox » jusqu’à ce que je sois moi-même OBLIGEE d’en télécharger pour me défaire des sales habitudes qui me poussaient à regarder mon téléphone toutes les 30 secondes.

Mes quelques semaines passées loin d’Instagram m’ont permis de réfléchir à tout un tas de sujets très importants ; à faire un tri dans mes relations ; à reconsidérer le type de contenus que j’avais l’habitude de consommer ; à me reconnecter à la nature et à toutes ces petites choses qui me font du bien (me promener dans la nature, faire du journaling, lire, coudre etc.) mais que j’avais négligées sous prétexte que je n’avais pas assez de temps…

Attention, je ne souhaite pas dépeindre un portrait négatif d’Instagram, pas du tout ! Bien que je sois passée par une phase assez bizarre « à cause » de l’appli, je continue de penser que c’est un excellent outil pour réseauter, s’instruire, se divertir et faire des rencontres très intéressantes.

J’ai eu la chance de discuter de ma désintox avec pas mal de louloutes et louloutos qui m’ont fait savoir que j’étais courageuse d’en parler librement et sans fioritures. Je ne me rends peut-être pas compte de la portée de mes propos (encore ?) mais je trouve absolument normal de dire haut et fort qu’à travers l’utilisation de cette application, je suis tombée dans l’excès. 

J’ai vu cette expérience comme une belle opportunité de me remettre en question et de revoir les choix que j’avais fait jusqu’à maintenant. Malgré le fait que j’ai perdu pied pendant quelques temps, je suis reconnaissante d’être passée par cette phase. J’ai trébuché et j’ai pu voir qui était là pour me relever quand je m’apprêtais à rejoindre le deuxième trou du trou dans lequel je me trouvais déjà. Et ça, c’est le plus important pour moi.

Merci aux louloutes et louloutos qui ont été là !

Bon, finie la minute émotion, je clôture cette chronique hors-série !

On se retrouve la semaine prochaine si tout se passe bien…(autrement dit : si je n’ai pas la flemme)

A bientôt,

Audrey