Chère Motivée,

J’aime prononcer cette phrase : « j’ai passé cinq ans de ma vie à dormir… » et réaliser le chemin que j’ai parcouru au fil des ans.

En effet, j’ai vraiment passé cinq longues années à m’imposer des siestes obligatoires tous les week-end et à rêver de grands projets sans les mettre en place derrière.

Pourquoi cela ?

  • Pour les siestes : je voulais fuir ma vie. C’est clair que quand on dort, on est vivant mais on ne fait rien donc pas de sentiment de culpabilité durant ce temps-là.
  • Pour les projets que j’ai laissé tomber avant même d’avoir commencé, voici les principales raisons :

Raison n°1 : La peur du travail à abattre 

Après un épisode particulier survenu dans mon ancienne vie de trimarde, j’ai voulu créer un blog pour relater mes aventures. J’étais fermement convaincue que mon idée trouverait son public et aiderait ma cible. Pourtant, je me suis découragée quand j’ai réalisé qu’il me faudrait un temps considérable pour rassembler mes idées et les présenter proprement sur Internet. J’étais fatiguée avant même d’avoir commencé… je réfléchissais (au lieu de passer à l’action) et me disais que « le temps que je me pose, écrive, efface, recommence… il se sera écoulé plusieurs mois voire années. Ça ne sert à rien !  »  

Cette réflexion me fait penser à une anecdote que j’ai lue il y a quelques mois :

Une femme d’une quarantaine d’années explique à son mari qu’elle souhaite reprendre ses études et obtenir un doctorat mais que n’ayant que peu de temps libre pour travailler, elle serait certainement diplômée à l’âge de 60 ans. Son mari lui répondit alors : « le temps passera dans tous les cas et tu auras 60 ans de toute façon… mais au moins tu seras docteur ! » . 

Raison n°2 : La peur d’être jugée et critiquée

Comme je l’ai dit un peu plus haut, mon projet consistait à raconter une partie de ma vie. D’une part, j’avais peur que mes proches puissent me lire et penser : « ce n’est pas possible, elle n’est pas si bête… ». D’autre part, j’étais effrayée à l’idée de penser que des rageux puissent s’en prendre à moi…

A l’époque, je n’étais absolument pas prête à faire face aux critiques et j’étais loin d’avoir compris que l’opinion des uns et des autres ne définissait pas ma valeur. Au contraire, j’aurais pris un seul commentaire négatif (malgré une dizaine de positifs) pour une attaque et me serais roulée par terre en pleurant.

Raison n°3 : La peur de mal faire 

Quand j’ai envisagé de créer le blog en question, je voulais que tout soit parfait. Je ne savais pas comment m’y prendre, par quoi commencer, comment faire pour que mes idées soient véhiculées correctement sans tomber dans le pathos ou le jugement. Donc, au lieu d’accepter l’idée de me tromper au début et de rectifier par la suite en fonction des différents retours, j’ai préféré ne RIEN FAIRE 🙃.

Raison n°4 : La peur du succès

J’avais réellement peur que mon blog plaise et soit lu par une multitude de personnes car cela signifiait que l’on me reconnaîtrait forcément et que je pourrais dire adieu à mon anonymat (😎), qu’il me faudrait gérer une plateforme, répondre à des commentaires, publier régulièrement (à un moment donné je n’aurais plus rien à raconter), quitter mon boulot que j’aimais. Je n’étais pas prête !

Mais ça, c'était avant !

Aujourd’hui, j’ai décidé d’arrêter de dormir, de vivre pleinement et de prendre le temps de réfléchir sérieusement à tous les projets qui se bousculent dans ma tête.

J’ai clairement passé cinq ans de ma vie à ne rien faire car j’avais la flemme🙄, peur, que je n’osais pas me lancer (d’ailleurs si tu as cette problématique, je te conseille le podcast «  c’est en faisant qu’on apprend »), je manquais de connaissances et je n’étais pas forcément entourée comme il fallait. Nous reparlerons d’ailleurs de l’importance de l’entourage dans un prochain billet. 

Reste connectée et fais-moi savoir en commentaire si toi aussi tu as (eu) une de ces peurs. Je serai ravie d’échanger sur le sujet !

À bientôt,

Audrey