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Mes premières vacances en solo !

  • Post last modified:22/09/2022
  • Post category:Chroniques

Il y a quelques semaines, je me suis offert des vacances en solo, en Espagne.

Jamais dans ma vie, je ne me serais cru capable de faire ça, un jour. J-A-M-A-I-S ! Et pourtant, je l’ai fait 🤩 !

Je t’en prie, installe toi et laisse moi te raconter comment tout cela s’est passé 😏.

Fin Décembre 2021, je suis au bureau et l’activité est plutôt calme. Je me mets à rêvasser et à réfléchir à ma vie. Plein de pensées se bousculent dans ma tête et l’une d’elles est particulièrement tenace. Je suis en train de me dire que j’aimerais vraiment m’accorder des vacances afin de me retrouver avec moi-même et me pencher sur ce projet d’écriture que j’ai en tête depuis au moins un an.

Je tourne la question dans ma tête pendant quelques secondes et réalise que rien ne m’empêche de partir. J’ai l’argent et le temps nécessaires, tout va bien !

Oui…mais j’ai peur…Peur de partir seule, de n’avoir personne avec qui partager ce que je découvre sur le moment et de devoir manger seule au restaurant !

Je m’arrête un instant et réalise que c’est justement parce que j’ai peur qu’il faut que je le fasse ! J’arrête de réfléchir et passe à l’action. Me voici lancée à la recherche d’une destination sympa, pas trop loin et abordable. J’écume le site Skyscanner à la recherche d’un vol au meilleur prix et tombe sur une offre qui paraît intéressante.

Il s’agit d’un billet d’avion aller-retour à moins de 50,00 euros pour passer quelques jours dans une ville dont je ne connais absolument rien si ce n’est le nom : Santander.

Avant de réserver, je fais quelques recherches sur la ville. A priori, elle n’est pas vraiment touristique mais il y a un point positif qui finit de me convaincre : la présence de la mer !

Je ne cherche pas plus loin et prends mon billet d’avion. Dans la foulée, je me rends sur Booking et commence à chercher un hôtel convenable et pas trop onéreux. Une heure plus tard, tout est bouclé ! Je suis fière de moi et impatiente de partir. J’ai du mal à y croire mais je viens juste de réserver mes premières vacances en solo.

Les jours passent et je prépare mon départ sans me mettre la pression. Pour une organisation optimale, je décide de faire trois listes :

– Toutes les choses avec lesquelles je dois partir.

– Tout ce que je dois faire avant de partir de chez moi.

– Le planning de ce que je ferai sur place.

C’est la première fois que je procède de cette manière avant un départ en vacances et je dois avouer que j’en tire une certaine satisfaction. Je sais que tout est sous contrôle, mon appartement est ultra propre vu que j’ai pris le temps de faire un ménage intégral avant de partir ; et je me sens sereine.

Le jour du départ, tout se passe bien. J’arrive à l’aéroport en avance (comme d’habitude) et je trouve même le moyen de sympathiser avec quelques personnes lors du passage en douane.

Le vol est rapide et dure un peu moins de deux heures. Je profite de ce temps pour faire mon bilan de l’année 2021, noter mes objectifs pour 2022, faire une courte sieste et entamer la lecture d’un livre emprunté à la bibliothèque quelques jours plus tôt.

Une fois sortie de l’aéroport de Santander, j’accomplis mon petit rituel habituel : je regarde droit devant moi, prends trois grandes inspirations et prends une photo du paysage que j’ai devant les yeux.

Ceci étant fait, je peux maintenant monter dans la navette de l’aéroport qui mène au centre-ville. J’observe le paysage pendant que nous roulons et ne vois rien de bien intéressant… J’en suis même à me demander ce que je suis venue chercher ici… 🤔. Je ne panique pas mais presque. Je me rappelle d’ailleurs des propos de l’homme avec lequel j’ai sympathisé lorsque nous passions la douane à Orly :

“ Vous allez à Santander ?!? C’est plutôt inhabituel que des personnes se rendent là-bas pour du tourisme… Ce n’est pas vraiment touristique…”

Ah…

Effectivement, maintenant que j’y suis, je me dis que j’aurais peut-être mieux fait de pousser mes recherches au lieu de me dire : “billet pas cher + Espagne + mer ? Ok, on est bon !”.

Mais ce qui est fait, est fait. Je suis déjà sur place, il va donc falloir que je me débrouille et que je m’occupe durant les cinq jours que je vais passer ici. Ce n’est pas le moment de tomber dans un bad mood, tout va bien ! Et puis après tout, je n’ai jamais dit que je me rendais à Santander pour visiter uniquement, je suis aussi là pour écrire !

Voilà ! Je reprends mes esprits et retrouve le sourire. La ville n’est peut-être pas sexy au premier abord mais il y a du soleil et la mer donc todo bien !

Après un trajet d’une petite dizaine de minutes, nous arrivons à la gare routière du centre-ville. Je saisis donc mon téléphone pour me rendre sur Google Maps afin d’obtenir l’itinéraire qui me mènera à l’hôtel. Le GPS m’indique un trajet de 8 minutes. Je me dis que cette fois-ci, contrairement à d’habitude, je ne vais pas me perdre ! J’essaye de me convaincre que mon sens de l’orientation est peut-être défaillant quand je suis en France mais qu’ici, en Espagne, je vais m’en sortir !

Pour commencer, le GPS me dit de faire 100 mètres sur la calle Je-Ne-Me-Souviens-Plus-Du-Nom-Tellement-Il-Était-Long puis de prendre la direction Sud-Ouest sur la calle Je-Ne-Me-Souviens-Pas-Du-Nom-Non-Plus. Comme si moi, je savais où se trouvait le Sud-Ouest, non mais franchement !

J’aimerais que Google Maps fasse son boulot comme à Paris et qu’il m’indique si je me dirige dans la bonne direction ou non mais il refuse ! Je dois me contenter de suivre le nom des rues et d’estimer les distances afin de m’orienter correctement, ce que je suis absolument incapable de faire !

Il commence à pleuvoir, j’ai une valise qui pèse 6 tonnes (10 kg en réalité), un sac à main bien lourd (comme d’habitude) et un autre sac qui contient mon ordinateur portable et les 50 carnets (4 en vrai…) que je trimballe partout avec moi.

Je tourne en rond, vais dans une direction puis une autre. J’arrête quelques passants mais aucun n’est en mesure de m’indiquer le bon chemin. Au bout de 20 minutes, je m’arrête pour essayer de trouver ce qui cloche avec Google Maps. Je bidouille deux trois trucs dans les paramètres et là, ça fonctionne ! Quel soulagement. Je vais pouvoir me mettre au chaud et sortir de cette galère.

Je suis les indications de Sophie (le nom que j’ai donné au GPS de Google Maps) et finalement je suis encore plus paumée que quand je me débrouillais seule. Je me retrouve sur une place et le GPS m’indique que je dois m’orienter vers la gauche. Je vais donc dans la direction indiquée et là, plus rien. Je suis devant un parterre de fleurs et Sophie ne fonctionne plus. Elle recalcule l’itinéraire…6 fois !

Je suis à deux doigts de péter les plombs mais je ressaisis. Je range mon téléphone dans ma poche et décide d’écouter mon instinct/intuition/ma boussole intérieure…je ne sais pas quoi précisément mais je choisis de me faire confiance et de laisser mon corps s’orienter tout seul.

Je suis tellement à bout que je suis prête à essayer n’importe quoi et étonnamment, cette idée de laisser mon corps naviguer seul se révèle être une bonne décision. En effet, je me retrouve à marcher sans me prendre la tête. Je prends enfin le temps de découvrir ce nouvel environnement et d’analyser toutes les boutiques, les restaurants, noms de rues que je vois. Je me détends malgré le fait que je sois clairement perdue et surtout bien chargée.

Après trois minutes de marche en direction de je ne sais pas où précisément, je fais un nouvel arrêt et décide de retenter l’expérience avec Google Maps. Je m’installe sous le porche d’un immeuble et regarde l’application attentivement. Soudain, je vois une fonctionnalité dont m’a parlé mon amie Maëlla il y a quelques temps : Live view !

A partir de là, je suis sauvée, je n’ai plus qu’à suivre les grosses (ou devrais je dire énormes ?) flèches que le GPS m’indique pour que je m’oriente dans la bonne direction. Après 6 minutes de marche, je trouve enfin l’hôtel !

Je suis accueillie par Mar, l’hôte, qui me donne des informations utiles pour que mon séjour se passe au mieux.

Une fois les formalités remplies, il est temps pour moi de découvrir la chambre qui m’est attribuée. J’ai hâte et trépigne d’impatience comme à chaque fois que j’arrive dans un nouvel hôtel !

En réalité, ce n’est pas un vraiment un hôtel mais plutôt un très grand appartement qui a été entièrement rénové et aménagé pour créer 5 grandes chambres avec salle de bain privée et coin cuisine.

Ma chambre s’appelle « Reina Victoria ». Je suis déjà sous le charme (oui, il m’en faut peu). Mar me remet ma clé et me laisse découvrir la chambre que je vais occuper durant mon petit séjour.

J’ouvre la porte et suis immédiatement conquise 😍. Le lit est un Queen size, la décoration est super cosy et romantique, l’espace est grand et le détail ultime auquel j’accorde énormément d’importance : tout est SUPER propre, vraiment ! Je n’ai absolument rien à dire, la chambre est vraiment nickel.

Je sens que je vais être très productive dans cet environnement et m’en réjouis d’avance !

L’euphorie du moment étant passé, je m’attèle à défaire ma valise et à ranger mes vêtements avant de ressortir.

Mon seul objectif à ce moment-là, est de m’acheter à manger car j’ai vraiment la dalle du Bengale (merci Wahiba de m’avoir appris cette expression merveilleuse il y a presque dix ans 😂).

Je sors donc affamée, heureuse et excitée à l’idée de découvrir mon nouvel environnement. Je fais rapidement le tour du pâté de maison et découvre un Burger King… Je ne suis pas censée manger de fast-food et je me dis que je ne suis pas venue jusqu’en Espagne pour me retrouver à manger ce que je connais déjà mais… l’appel de la faim est plus fort que la voix de la raison et je cède à la tentation ! Je rentre à l’hôtel, mange comme une petite vorace et finis par m’endormir.

A mon réveil, je décide qu’il est temps pour moi d’aller m’installer dans un spot sympa pour que je puisse faire ce pourquoi je suis venue : écrire !

Je suis assez impatiente et anxieuse à l’idée de rendre vivant ce projet d’écriture que j’ai en tête… Je me rends donc à la bibliothèque de quartier, m’installe et là…syndrome de la page blanche ! Je n’arrive pas à aligner deux mots et suis incapable de rédiger quelque chose de correct. Depuis deux heures que je suis assise là, je n’ai rien écrit de concret ou de satisfaisant. Je commence vraiment à douter de moi et à ressentir de la frustration. Je me demande si ce projet a du sens et surtout, si je devrais me lancer là-dedans…

Je décide malgré de poursuivre mes efforts et d’essayer de pondre une ébauche qui non seulement ait du sens mais me plaise suffisamment pour me stimuler et me motiver à persévérer.

Une heure plus tard, j’en suis toujours au même stade. Il commence à faire nuit, je suis démotivée, frustrée et en pleine crise existentielle. Je décide donc de rentrer à l’hôtel et d’aller me reposer. Demain sera un jour meilleur…

Le lendemain matin, je fais ma petite routine matinale tranquillement. Je passe un peu de temps dans ma chambre puis décide de retourner à la bibliothèque pour écrire. Contrairement à ce que j’espérais, l’inspiration n’est toujours pas au rendez-vous. Je me retrouve dans la même situation que la veille… Je ne sais plus quoi penser mais je ne veux pas me laisser abattre. Si je n’y arrive pas aujourd’hui, j’y arriverai demain, c’est tout !

Je m’occupe donc tout au long de la journée et attends le lendemain en priant pour que cette fois, j’arrive à écrire.

Mercredi matin, je me réveille avec un peu d’appréhension et commence à penser à la situation dans laquelle je me trouve. J’avais prévu de m’isoler pendant quelques jours pour faire un break, souffler, me retrouver avec moi-même et surtout écrire et voilà que je ressens un espèce de blocage qui engendre de la frustration et m’empêche de kiffer mon expérience à 100%.

J’ai deux options :

1. Déprimer, me lamenter et rester dans la chambre à enchaîner les épisodes de la série « How to get away with Murder » en espagnol (bien que je ne comprenne pratiquement rien de ce qui se dit).

2. Réfléchir et trouver un moyen de mettre le temps dont je dispose à profit pour créer quelque chose de sympa.

La moi d’avant aurait très certainement choisi l’option n°1 mais la nouvelle version que j’améliore jour après jour, décide d’opter pour la seconde option.

Après avoir réfléchi pendant une bonne demi-heure, je décide de lâcher prise et d’aller me promener dans la ville. Je sais que le fait de marcher m’aide à relâcher la pression et à faire de la place dans ma tête pour que la créativité et l’inspiration puissent s’installer confortablement. Et après une heure de marche, c’est précisément ce qui se produit. Je rentre à l’hôtel l’esprit léger, les idées claires et je me sens enfin prête à écrire.

Je ne perds pas de temps et commence à rédiger sans faire de pause. J’écris, encore et encore. Je ne vois pas le temps passer, je suis dans mon élément et refuse de m’arrêter malgré la douleur qui se manifeste dans mes deux poignets. Je force un peu même si je ne devrais pas car je sais que c’est pour la bonne cause.

En un peu moins de quatre heures, le premier chapitre de cet ébauche de livre que je rêve tant d’écrire, est maintenant rédigé. Je suis euphorique et tellement soulagée de ne pas avoir abandonné que je me mets à pleurer dans la bibliothèque de la personne ! Je me sens confiante et remotivée pour mener ce projet à bien.

Durant mon séjour, j’ai fait quelques rencontres intéressantes, découvert de nouveaux lieux, pu me remettre à parler espagnol et surtout, j’ai enfin pris le temps de donner une chance à deux projets qui me tiennent vraiment à cœur…

J’ai adoré ce séjour qui m’a d4ailleurs fait réaliser quelque chose d’important : je veux passer le maximum de temps à voyager et à m’ouvrir à de nouveaux horizons.

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